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Écrits - Divers

Un texte inachevé, une fin imaginée, quelques pensées.

Divers

Des criminels par milliers (Inachevé)

À publier ici ou ailleurs, je ne sais jamais si ce que je produis personnellement est si inspiré, faute de retours (et peut-être faute de sollicitations de ma part ?) Et je me posais une question : sa commercialisation rend-elle plus légitime ou crédible une oeuvre ?

Depuis longtemps, j'ai décidé de joindre le geste à mes idéaux : de la culture libre et gratuite. Pour mes créations, c'est évident et c'est un fait ici, où vous me lisez. Pour celles des autres, artistes et tout et tout, ceux qui ne m'ont rien demandé, je ne savais quelle position adopter en tant que client. Client, puisque cette propriété intellectuelle (dont l'idée me rebute) et l'argent ont, jusqu'à peu, fait bon ménage avec la création artistique et les auteurs. Ceci parfois en contradiction avec ce qu'ils défendent dans leurs propos, chantés, écrits, déclarés publiquement, dans leurs oeuvres. Cette idée qu'elles appartiennent à tout le monde, surtout quand elles ont connu le succès et la rentabilité, soit dit en passant. Les profits, soudain, rendent les artistes bien idéalistes...

C'est d'ailleurs tristement cette seule manne financière potentielle qui, dans mon cas et si je devais produire un morceau de musique digne de ce nom ou un livre ou tout autre objet culturel, me motiverait à passer à regrets du rang d'"artiste" libre à celui de "marchand de bonheur", comme ils disent.

De l'autre côté, celui des petites gens, des consommateurs, on a pas forcément d'idéaux sacro-saints. L'idéal d'une culture libre ne nous a peut-être pas même traversé l'esprit. On a un ordinateur, une connexion internet et des logiciels de peer to peer. Et pour leur malheur, on est des millions !

Bientôt, quelques braves marchands de bonheur, les producteurs surtout, se verront octroyer le droit de nous dénoncer si l'on utilise de la manière la plus courante les dits logiciels de téléchargement : en téléchargeant. Initiative du gouvernement, fort lobying de l'industrie du disque et du cinéma.

Mais c'est déjà bien des efforts pour les ayants droits et les sociétés de production, et donc des dépenses puisqu'on imagine qu'un nouveau métier va apparaître en conséquence : le délateur en charge des citoyens pas gentils et pas friqués... La loi HADOPI stipule donc, en nous renvoyant à nos responsabilités, qu'un logiciel, payant (là vous pouvez pouffer), sera disponible pour filtrer les connexions douteuses vers des réseaux de P2P. Le péché mortel de la piraterie sur internet sera racheté si vous l'achetez... J'espère que vous êtes d'honnêtes sarkozistes sinon ce système d'auto-surveillance se chargera de vous rappeler que vous n'êtes pas libre d'utiliser votre ordinateur comme bon vous semble...

 

Voici les notes qui préparaient la suite de ce que vous venez de lire :

Parler des droits à l'accès à internet selon l'UE. conclure sur la position que j'adopte sur la diffusion gratuite des oeuvres des autres puis sur la question du début (La commercialisation rend elle légitime une oeuvre ?) terminer sur l'ultime pied de nez que serait l'inversion des téléchargements d'oeuvres libres sur ceux illégaux (je vous invite donc à télécharger légalement ou non, jusquà ce que la culture libre l'emporte dans nos esprits)

 

2010

L'histoire du pompier

Ma mère m'a énoncée cette petite histoire qu'on se racontait enfant naguère pour moquer les petites peines du quotidien.

Elle n'as pas su la terminer, je me suis prêté à l'exercice de l'achever avec mes mots :

 

"C'était beau mais c'était triste. Le capitaine des pompiers en pleurait dans son casque. Quand le casque fut plein, il déborda..."

 

Une idée naïve et tardive naquit dans cette tête emplie d'eau : pour vider les larmes de ce casque trop plein, le capitaine, précautionneux, versa son émoi sur l'ultime flamme s'échappant de la demeure qui avait vu se consumer dans sa charpente de jeunes corps innocents. Il avait pour une fois pleuré. Mais trop tard. La maison n'était plus que fumée, le pompier plus que brasier.

 

2010

Pensées

- Ta vieille marguerite, à demi effeuillée, s'est enracinée dans des cavités moites et ombragées de mon cœur, aigri, encore gourmand de cette nostalgie sucrée.

 

- La nature s'est exprimé en elle comme un grand maître dans son oeuvre absolue, une beauté qui déchire mon âme comme l'oiseau perce l'ultime nuage du crépuscule ordinaire.

 

- De mes plus beaux desseins, je suis l'illustre rateur.

 

- Je voudrai que Timinou soit président pour qu'il augmente le pouvoir des chats.

 

- Je suis hétéro au point que je pourrai tomber amoureux d'un homme androgyne aux cheveux longs.

Copyright © 2010 Dualias - Copyleft : ces oeuvres sont libres, vous pouvez les redistribuer et/ou les modifier selon les termes de la Licence Art Libre. Vous trouverez un exemplaire de cette Licence sur le site Copyleft Attitude http://www.artlibre.org ainsi que sur d'autres sites.

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